Documentation citoyenne

Published

June 12, 2025

12 juin - Documentation citoyenne

Comprendre la muséologie citoyenne pour faire de la documentation citoyenne.

JL s’appuie sur les entrevues faites dans le cadre du CIECO.

La muséo citoyenne, modalité de la muséologie participative, ambitionne de transformer ou en tout cas postule la possible transformation de l’institution, les actrices et acteurs humains et la société où tout ce beau monde se rencontre.

Comment articuler le participatif et le citoyen ? Poser la question du seuil entre les deux ? notamment le seuil du transformationnel.

Prendre en considération :

  • Prévalence du DIY Il est clair qu’il y a une ambiguïté du paradigme participatif ; célébration comme chez Simon, mais aussi un élément de culture qu’il faut mettre en collaboration avec le néolibéralisme.

Notamment dans la mesure où une des manières de participer : participer dans le cadre des entreprises : sollicitant de la participation des usagers, phénomène surtout avec l’IA.

Consommation culturelle : appétit de chacun pour les likes, les commentaires et les partages sur les RS. Mais aussi avec le karaoké. Les menus téléphoniques. Vrai aussi dans la consommation marchande : Caisses électroniques.

Entrevoir une vie quotidienne, où on aura quasiment plus d’échanges de la vie ordinaire.

Participatif ==> rentabiliser davantage avec des nuances dans la consommation culturelle de donner l’impression aux gens qu’ils en font partie.

Remarque de JL : réduction des échanges, on la retrouve aussi dans les diagrammes de Nina Simon.

Malgré les éloges du participatif de Simon, aucun lien entre les participants. Simplement un bottom to top qui s’ajoutait à un top to bottom. Réciprocité entre les individus et l’institution.

Ce paradigme n’est pas innocent dans ce qu’est devenu le participatif.

Impasse du participatif, ex de Cadichon : La mémoire d’un âne de la comtesse de Ségur.

Argument de la démocratisation, c’est pour tout le monde pareil.

Valoriser faire de l’art plutôt que de l’histoire de l’art. On s’étonne des outrances du je sur les réseaux sociaux mais cela provient d’une longue pratique de l’hypertrophie de l’expression.

Par ailleurs, en médiation on favorise dans les exercices de création, les ateliers. Favoriser une stratégie mimétique. MAJ, “À jouer” On vous fait rejouer pour comprendre. Visite d’expo puis vont en salle faire à partir de ce qu’ils ont vu.

Ateliers du MAC, les enfants (souvent) se font expliquer les contraintes à respecter : l’art contemporain ce n’est pas du n’importe quoi, répond à une série de contraintes. On n’encourage pas les gens à la libre expression. On les inscrit dans une stratégie mimétique. Si on le prend à une échelle plus large c’est idéal pour conforter l’individualisme de la grande échelle sociale.

Défait complètement le régime esthétique tel qu’on l’a connu depuis 200 ans, d’une théorie de l’art vue comme la capacité des artistes à transgresser les règles, reformuler l’horizon d’attente, à ne pas se conformer !

  • Giotto fin XVIIe : paradigme mimétique, mode imitation est la règle principale
  • Mi XVIIIe : après avec Diderot notamment, idée que l’esquisse est plus importante, l’inspiration doit se laisser sentir.

Labarthe et Nancy : paradigme de l’expression et plus de l’imitation

  • Ensuite 1945, Anne Coquelin annonce que l’art contemporain est régime de la communication

Théorie de l’art comme modifications des règles, quelque chose d’important surtout avec le paradigme de l’expression.

  • Impasse Cadichon pour JL : passion pour la comtesse de Ségur. Fascinée par la description. L’absence de référent rendait magique la description.
  • Choc en lisant les mémoires d’un âne. A du mal à s’expliquer pourquoi cette passion naît car à la télé les animaux parlaient déjà mais l’âne ne parlait pas seulement car il écrit. Intervention constamment dans la narration

Tentative d’écrire les Mémoires du chat par JL : Mémoires de Mooki. Ça ne fonctionnait pas, comprend alors l’idée que de toute façon, pas possible.

JL se rend compte que les mémoires de Mooki étaient les mêmes choses que les mémoires de l’âne. L’originalité n’était pas dans l’écriture mais dans le concept. Pour faire quelque chose d’original il fallait qu’elle change les règles.

L’idée est de reprendre, broder différemment. Pas un art de l’invention, mais presque un art de la paraphrase. Les règles changent avec la modernité.

Les meilleurs artistes sont ceux qui n’ont pas de following. Ceux qui terminent leur mode. Ex : Pollock

Perf de JIM DINE : Walking Memory, 1959-1969. Vue comme un des premiers happening. Il boit la peinture à même le seau. Il se revendiquait de Pollock qui était mort

Photo de Pollock de Hans Namuth publiées dans LIFE. https://www.phillips.com/detail/hans-namuth/NY040317/35?preview=1 Artiste connu par ces images plus que par ses peintures. Pollock, I am in the painting. C’est ça que Dine essaye de renverser. I am the painting.

Esthétique de la réception. Happening de Dine peut être interprété comme un jugement et réponse suivant la proposition esthétique de Pollock dans ce qu’elle a d’irreproductible.

Impasse Cadichon : idée que tout le monde va faire pareil, et que tout le monde va apprécier l’art en en faisant.

Nous donner à penser à quel point le concept de participation s’est renversé entre le début des années 1960 et aujourd’hui.

Perf de Max Dean, postulait qu’il fallait casser l’inertie des spectateurs. S’inscrivait dans l’abolition frontière entre œuvre et public.

Oscillation entre œuvre et public. Vraiment quelque chose qu’une frontière avait été abolie.

C’était bon parce que Debord avait critiqué la passivité du spectateur.

Spectateur = bad, participant = good

Beaucoup d’interventions de perf avaient pour but l’émancipation supposée de la société du spectacle. Basculer d’un canal sensoriel, scopique de la vue à l’oral

Jusqu’à ce qu’il fasse du bruit dans la perf de Dean.

Typique de la démonition du regard == Philo française : Martin Jay Downcast Eyes Le regard a mauvaise réputation.

Debord était persuadé qu’il fallait s’émanciper de la position de spectateur.

Depuis, il y a eu des critiques de Debord, la société du spectacle et notamment dans l’œuvre de Rancière dans le spectateur émancipé : il y a du spectateur émancipé.

L’émancipation commence quand on remet en question l’opposition entre regarder et agir.

Si on regarde, on ne fait rien.

Exemple Théâtre Brechtien

Quand on comprend que les évidences qui structurent ainsi les rapports du dire, du voir et du faire, appartiennent elles-mêmes à la structure de la domination et de la sujétion

Position entre regarder et agir c’est penser le monde en termes de structure : dominants, assujettis. Il y a les dominés les dominants.

L’émancipation du spectateur c’est alors l’affirmation de sa capacité de voir ce qu’il voit et savoir quoi en penser et de savoir quoi en faire.

Au fond, il accuse Debord de paternalisme. Comme si on ne pouvait pas leur faire confiance. Rancière, aussi auteur du maître ignorant.

“Être spectateur doit être pensé comme une tâche active, c’est-à-dire une action qui engage le spectateur dans la responsabilité que sous-tend le fait de regarder.”

Quand on sait tout ça, on ne peut pas procéder à l’espèce de vision salutaire de la participation comme le défend Nina Simon. Sentiment parfois que les activités qu’elle propose relèvent d’une thérapie occupationnelle.

Passage d’un article d’Émilie Houssa dans Spirales. Exemple image pensive Rancière, image qui fait pensée et qui propose une troisième jeune fille amoureuse : Origine de la peinture, celle de Winckelmann Nous parle d’une discussion 4 nov 2002 sur les écrans citoyens.

Godard avait donné comme exemple une jeune fille qui voit l’image de l’homme qu’elle aime au bras d’une autre. Elle voit ce que nulle autre ne peut voir. Montre bien la possibilité de penser qu’il existe dans l’immédiateté de voir.

Ne peut exister que pour elle. Dans l’immédiateté du voir.

Houssa continue, une image n’est pas censée penser elle est seulement objet de penser. Une image pensive c’est une image qui recèle de la pensée non pensée.

Pas assignable à celui qui la produit et qui fait effet sur celui qui la voit sans qu’il la lie à un objet déterminé.

Mise en garde JL ==> Objectif : ne jamais conférer au participatif une valeur absolue.

Ce qui est dangereux c’est de lui conférer la valeur absolue au sens étymologique d’absolu.

Détaché de tout, au contraire il faut le penser dans la contingence et l’efficace. Où, comment et à quelle fin ?

Ici, on rencontre le citoyen.

Si le terme participation a fait un flip ces 50 dernières années, il est arrivé la même chose du terme citoyen.

Complication polysémique, aussi un terme qui a été retourné sur la tête. Terme qui se veut inclusif

Musée citoyen, on est persuadé que c’est un musée qui se veut inclusif, pour tous·tes. Il est d’abord égalitariste

Devenu un terme d’exclusion. Histoire du suffrage qu’on va appeler universel était avant l’histoire d’un statut privilégié mâle et propriétaire qui opérait dans un monde où citoyen était un titre, un privilège.

Activités citoyennes dans les musées : On l’attend au sens de la révolution.

Être citoyen c’est avoir les bons papiers.

Appartenance située (rapport de lieu, de proximité) qui se heurte à une revendication d’un fantasme universel. Rien de plus oxymorique de penser que la citoyenneté est universelle.

Ici au Québec, le terme citoyen n’a pas le même sens.

Être un citoyen : différent que d’être un participant. Participant est quelqu’un qui participe Citoyen pourrait être citoyen, doit détenir certains titres : une preuve d’adresse, un passeport. Le concept de sans-papiers dit bien que tout le monde n’est pas citoyen.

L’emblème du citoyen c’est le sans-papier. Être citoyen ne tient pas à ce que l’on fait mais à ce que l’on est.

Citoyen du monde : oxymore

Muséal Montréalais

On n’utilise pas universellement mais à Montréal : deux musées qui ont en fait un événement :

  • Écomusée du Fier Monde en 2011
  • Musée McCord en 2016

Les deux s’apparentent à des logiques complètement différentes.

Écomusée

Salon privé depuis le début des années 80 devenu musée à la fin des années 90. Fonctionnait dans la foulée

Table de ronde de Santiago en 76

Nouvelle muséo qui va accompagner la création des écomusées. Écomusée = musée de milieu

Les musées sont presque des franchises, en France. Ils ont comme musée celui de Mtl. Fier monde est un modèle du genre. Au Québec ont presque tous disparu.

S’adresse au quartier. Ouvert aux organismes communautaires du quartier, passé industriel, réattribution par les gays. Mais ont aussi un patrimoine industriel important dans leurs collections, qu’ils valorisent beaucoup. Survivant de cette génération de l’écomusée et enjeux de proximité qui étaient à l’œuvre dans le concept d’écomusée. Ont des collections, redirige des donations, ont plus d’intérêt pour collectionner patrimoine industriel, documents des organisations, qu’archives personnelles. Intérêt pas sur le matériel mais sur l’immatériel

Statut de musée agréé. Mais ne se considère pas comme référence muséale ou de connaissance technique. N’ont pas de conservateurs. Un musée où la co-création a une place centrale.

Beaucoup d’initiatives sociales (alphabétisation), raconte l’histoire du quartier (expo sur les cuisines)

La vie politique se faisait dans les cuisines. Appartement montréalais typique. Grand corridor avec chambres de chaque côté et cuisine à la fin de l’appartement. La cuisine devient le lieu de rencontre.

Il faut qu’un organisme communautaire ait envie de porter de tels projets. Très souvent les organisations communautaires viennent pour les anniversaires mais l’écomusée dépasse juste le sujet anniversaire pour mettre en valeur plus que ça.

Comment le mouvement citoyen fait avancer les choses. Intérêt pour le citoyen comme mouvement citoyen, pas en tant que somme d’individus citoyens.

McCord

Musée d’histoire sociale

Centré sur la métropole montréalaise.

À l’origine musée universitaire de McGill avec collection problématique. Professeurs revenaient avec des “souvenirs” de leurs voyages. Provenances douteuses. Ils ont encore des objets dont ils ne connaissent pas la provenance.

Ont des restes humains. Redpath en ont aussi, vont faire une salle du souvenir, cimetière, salle de repos pour réflexion sur le musée.

3 axes prioritaires de collectionnement

  • Photographie, Notman
  • Textiles (mode mais tissus)
  • Artefacts autochtones

Mandat de la ville de Mtl : rapport de proximité Plus ambitieux pour garder une des plus grandes collections sur l’histoire de Montréal ont reçu la collection de l’hôpital Juif ont donné 50 000$ avec condition que cette collection ne sorte jamais de MTL.

McCord, c’est le Carnavalet. Mais on ne dirait pas de Carnavalet que c’est un musée citoyen.

Entretien avec ancienne directrice, Suzanne Sauvage : produire un musée engagé dans la décolonisation, tournant critique et social. Voulait que le musée produise des expo critiques. Si l’objet présente des problèmes : vous l’écrivez sur le cartel.

Suzanne Sauvage est du monde des communications de base, et non du monde des musées.

Retrouve la généalogie de l’utilisation de ces idées dans les autres musées en suivant le parcours des personnes.

Les musées de ville (city museum), pas du tout en tradition française, mais anglophone, néerlandaise et allemande.

Plan stratégique de 2016 : s’est déclaré musée citoyen et ….

Justification par le fait que citoyen est l’adjectif de cité. Mais le programme que SS donnait au McCord

Co-création au centre du programme ainsi que la décolonisation du musée.

SS va faire une année de formation : inviter des gens des city museums et de la décolonisation. Qu’est-ce que c’est décoloniser les collections ? Toujours en cours

Abandon du top to bottom. Musée donne des outils mais laisse le public décider et remonter les infos.

L’Écomusée est trop petit pour faire un tel exercice. McCord s’est mis à penser la transversalité puis à mandater des gens de la médiation : pour faire un projet d’équipe inter où personne de différents départements travaille sur un même projet.

D’habitude, journée pitch des expositions à venir. Alors que projets sont créés par tous. Transversalité plutôt que silotage.

Beaucoup de directeurs ont mené le travail en tant que chef d’orchestre, en diva et pour ça pour que dans un musée ce travail fonctionne, il faut que son travail soit le travail de tous. Alors que la transversalité est plus horizontale.

Autres musées

Écomusée et City museum ==> deux origines différentes, mais des pratiques communes fondées sur la co-création.

Écomusée du Fier Monde en retard sur l’EDI puisque attention sur l’ouvrier.

Désignations plus souples : où il n’y a pas eu de rebranding institutionnel. L’étiquette peut être inspirée de différentes sources.

2011 : L’ÉcoMusée se déclare comme un musée citoyen, “coming-out du musée” on est content que le musée le fasse mais on n’est pas étonné. Cette révélation n’est pas moteur de transformation.

À côté de ça, autre usage du terme citoyen au MNBAQ. Il a remplacé la désignation des publics par des citoyens. Mais ne s’accompagne pas forcément de politiques citoyennes. Musée d’État donc utilise le bon terme de citoyen.

Le MEM embauche boîte locale : com par la boîte rouge, expo Urbania.

Sortir de son musée, et aller dans les communautés.

Sortir des questions de rentabilité

Impacts Pratiques

Comment impactent-elles les pratiques ?

Sur quels terrains de l’institution se passent ces nouvelles pratiques ? Question importante pour déterminer notre terrain de recherche. Pas le problème de trace et de documentation mais délimiter ce qui doit être documenté.

Terrain de la programmation Prédominance de la co-création chez les musées qui ont des velléités citoyennes.

Dans les musées en général, dès que questions importantes on va s’associer à un partenaire qui a une expertise. Différence avec la collaboration. Pas un mandat qui est donné en amont et les choses sont prédéterminées.

Terrain de la médiation

  • Difficile à déterminer, comment on fixe le seuil de la transformationnalité

Terrain de l’action culturelle

Pour les musées qui ont des pratiques qui semblent assez conservatrices dans leurs pratiques EDI, qui incluent des événements qui sollicitent de multiples intervenants culturels.

Musique du monde par exemple. Est-ce que c’est citoyen ?

Terrain de la gouvernance

Action pour inclure citoyen au comité de la gouvernance, des acquisitions.

Comité des acquisitions

Choix des citoyens dans groupes marginalisés. Difficile de faire du recrutement.

ZR : comment on fait des annonces de recrutement dans les groupes marginalisés ? On peut parler de sa volonté mais ne pas afficher vulgairement des politiques EDI mais parce que ça commence à être insultant pour les “gens visés”. Pas seulement diversité de couleur ou de pensée autour de la table.

Pour les résidences de chercheur·euses en recherche-création du partenariat CIECO : recherche de candidats qui avaient des réflexions et d’expériences sur la décolonisation du musée.

La diversité dans les comités est un rappel de sortir de l’entre-nous, particulièrement au comité d’acquisition des œuvres.

En attendant les chantiers

Titre inspiré des Chantiers Wiki au MNBAQ. Atelier Wiki du MNBAQ : 4 000 fiches par les citoyens collaboration. Contributions participatives

Documentation dans ces terrains ?

Pas de suivi de l’expérience citoyenne.

Comité secret et pas un gros suivi documentaire contrairement aux chantiers assez bien documentés Écrit pour interpeller les gens. Nathalie Thibault.

Programmation et Médiation sont problématiques pour la documentation citoyenne.

Une des difficultés de délimiter lieux de la documentation citoyenne, pas seulement les seuils, c’est que contrairement à la documentation d’une expo ou d’une forme artistique, on documente un terrain qui n’est pas préalablement délimité.

Travailler sur un objet l’expo, définir si une expo, le medium expo…

Définir le terme citoyen en premier lieu, pas préalablement construit pour dire qu’on balise la documentation et les traces possibles de ces pratiques-là.

Ce qui caractérise la programmation citoyenne, c’est la co-création, Mais elle est un obstacle à la documentation.

Intervention JL sur la médiation phatique. 3 raisons :
On n’a pas le temps L’important est de le faire donc on ne le documente pas On ne peut pas imposer un modèle de documentation, alors qu’on souhaite laisser libre la co-création

On peut avoir son propre protocole de documentation, son cadre processuel et ne pas en faire une imposition au partenaire avec lequel on travaille. On peut lui montrer, lui demander son avis ou avoir une discussion.

Réflexion du McCord, l’équipe médiation et action culturelle et citoyenne commence à voir comment travailler sur ça différemment.

McCord travaillait avec prestataire et maintenant approché par organisations communautaires.

Réticence à tout protocole préalable de documentation, fort probablement vous travaillez sans objectif et sans indicateur.

Pas forcément d’indicateur de réussite. Ce serait quoi ? Avoir plus de gens, que l’achalandage augmente.

L’action citoyenne ne peut pas être quantitative. Implique fidélisation au-delà du nombre.

Sentiment d’appartenance chez des gens, qui habituellement n’en avaient pas.

Un des caractères des pratiques récurrentes des musées citoyens : programmation qui porte sur les citoyens, ils en sont le sujet. C’est très classique. Rend la documentation comme celle de n’importe quelle expo.

Le MEM est un musée dont la dimension citoyenne est largement portée par des propos citoyens. Les citoyens sont sujets, éventail de paroles et de sujets, avec une obsession de la représentation. “Une personne de chaque”

Valorisation de l’oralité. Les musées ont idée que médiation et oral mais aussi Une des raisons pour lesquelles la question citoyenne est aussi mal documentée dans les musées.

Muséologie citoyenne = régime de l’oralité, quasi systématique.

Comment on détermine, si on distingue le citoyen du participatif, par son objectif transformationnel. Quel est cet objectif transformationnel ?

Mimétisme, je me reconnais = ma parole est reconnue.

—> Tous les musées devraient-ils être citoyens ? Fier monde L

Les expos citoyennes sont citoyennes au niveau de la thématique. JL n’est pas sûr du seuil de l’objectif transformationnel. Transformation à quel niveau ?

Pas thématique, c’est un fonctionnement d’être citoyen. Un musée citoyen est-il pour les citoyens ou agit comme un citoyen ? Les musées disent les 2. Urgence d’agir en citoyen, c’est l’urgence écologique.

Fier Monde : EDI ne les intéresse pas

Un autre musée qui ne s’en soucie pas : Pointe-à-Callière Fonctionne, semble-t-il, dans un régime d’autarcie.

Politique gouvernementale canadienne pose EDI comme fondamentale. Québec demande que musée doivent être impérativement ouverts à tous.

MEM avait fait distinction dans ce qu’est être citoyens.

Autre volet d’activité, “Kiosque”, sous-traitance de leurs espaces par communauté qui viennent présenter leurs projets.

Hosting, 4e catégorie de Nina Simon.

Obsession aussi pour la question de l’oralité, beaucoup d’archives orales au MEM.

Est-ce que la documentation citoyenne va renvoyer à ce qu’on produit pour les citoyens (expo thématique, les kiosques etc) ou si c’est une documentation de la réponse citoyenne de ce qui est produit pour eux ?

SPOILER : les musées ne le font pas du tout.

Kiosques, on en trouve aussi ailleurs sous une forme un peu différente.

JL approchée au début de la chaire par la biosphère et le jardin botanique : La maison de l’arbre. Espace citoyen ouvert à des projets : Montrer que cela n’a pas de bon sens. Produit des initiatives très ludiques, exclut en créant d’un silo citoyen mais la question citoyenne est réelle quand elle investit le musée. Est-ce que c’est un pouvoir transformationnel ?

Archives les comptes-rendus de médiateur·rices après chaque visite.

Les rapports de médiateur sont documentation citoyenne. Il faut en lire beaucoup pour trouver des choses intéressantes. Pas de protocoles ou des formulaires à cet effet. Pas d’objectifs définis, pas de réflexions processuelles. Observe quantitatif ou simplement la qualité du groupe.

La biosphère n’est pas la seule à le faire, aussi le MBAM (?). Les rapports sont même numérisés.

Biosphère : compréhension que les médiateurs·rices pourraient jouer un rôle clef. Mais formation donnée à ces médiateurs, toujours un transfert de connaissance. Il faut déplacer vers l’interrogatif.

–> Dire au groupe que ça fait partie d’un tournant réflexif du musée. J’étais là. Utiliser les usagers : rémunération.

Épiphanie sur l’expo immersive sur le plastique.

Salle de data, de partage de données Plus scientifique. Aurait pu être plus citoyen. Le public y passait beaucoup plus de temps.

Comment on pourrait travailler la médiation dans une pratique réflexive et critique pour moissonner cette réponse citoyenne ?

Réponse des citoyens : peut être sous forme de commentaires dans le livre d’honneur, réponse de citoyenne de création (atelier mais aussi dans les œuvres), exercice de réflexion sur les musées (cartels)

Produit par les citoyens et non pas pour.

Ce qui intéresse CIECO dans la difficulté ce qui est produit, est documenté par les citoyens. Donner sens aux traces lacunaires (réponse des citoyens : commentaires dans le livre d’honneur etc)

Presque sans contexte, seulement auréolé de leur statut de trace citoyenne. Les musées en font pas mal dans leurs projets ex-situ. Expériences hors musées, aller à la rencontre de. Cheffe de médiation au MAC, on a recruté un spécialiste de co-création en médiation. Approche centre communautaire, leur trouve un thème et ils font un atelier où ils font la création. Chaque semaine le musée va au centre. Thérapie occupationnelle.

Action communautaire comme branding. Ils ont fait un film, là-dessus. Ça c’est documenté.

–> FRAC hôpitaux, bourses artistes DRAC. Pas de label citoyen en France sur des initiatives.

Au Québec, ce serait considéré comme des initiatives citoyennes. Si c’est le musée qui les initie.

Solution épistémologique

Il serait intéressant de détailler l’hypothèse épistémologique.

Le musée d’art se pose comme musée de la culture.

Au Québec, tous les musées scientifiques ont été réinventés. Le mot “science” a été substitué pour des espaces de vie. Mots enlevés des sites même pas seulement des titres.

Comment les cadres référentiels des musées ont été révisés :

Les musées d’histoires sont des musées citoyens, sciences par vie, art remplacé par la culture. Mais en réalité, la tradition scientifique, esthétique, pratiques historiques ?

La participation citoyenne dans les sciences est intrinsèque à la science participative ?? Contribution citoyenne qu’on a tendance à négliger dans les études citoyennes parce que petites mains qui produisent du quantitatif de manière anonyme.

Les musées scientifiques favorisent les sciences participatives comme implication citoyenne, les beaux-arts sont obnubilés par l’art thérapie etc qui remet l’expérience individuelle au centre. Les musées d’histoires sont en prise avec le communautaire.

L’écomusée du Fier Monde pour résoudre l’absurdité de garder tous les travaux qui sont produits en ateliers : a toujours favorisé en lien avec ces expos